
La Société des Dix a décerné le Prix des Dix 2012 à l’historien et généalogiste longueuillois Marcel Fournier, en reconnaissant en lui un acteur incontournable du milieu généalogique au Québec. Par ses publications, son enseignement et son implication communautaire, il a contribué au repositionnement de la généalogie comme pratique scientifique aux côtés de l’histoire sociale et de la démographie historique. Ses recherches ont, de fait, ouvert de nouvelles avenues en histoire du Québec et de l’Amérique française.
Marcel Fournier est une figure bien connue dans le domaine de l’histoire et de la généalogie au Québec et en France. Auteur de 18 publications et d’une cinquantaine d’articles, il a apporté une contribution majeure à l’histoire des migrations en Nouvelle-France et au Québec, au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Auteur prolifique et conférencier recherché, Marcel Fournier s’est de plus fortement impliqué dans diverses associations de généalogie tant au Québec qu’en France, en plus de participer à des projets qui se consacrent aux lieux de mémoire. Il a été notamment président de la Société généalogique canadienne-française (1999-2007) et directeur du projet Montcalm sur les soldats français ayant combattu en Nouvelle-France durant la guerre de Sept Ans (2006-2009). Depuis 1998, il coordonne au Québec le projet franco-québécois de recherche sur les origines familiales des émigrants français et étrangers établis au Canada des origines à 1865 (Le Fichier Origine).
Marcel Fournier a mérité de nombreux prix au cours de sa carrière, dont le prix Archange-Godbout, la plus haute distinction au Québec, pour l’ensemble de son œuvre historique et généalogique (2003) et la médaille de l’Assemblée nationale du Québec, pour son engagement au sein de la Société généalogique canadienne-française (2007). En juin 2001, il était admis à l’Académie internationale de Généalogie / international Academy for Genealogy, dont le siège est à Paris. En plus de ses activités de recherche et de sa participation à la vie associative du milieu généalogique, Marcel Fournier s’est préoccupé de transmettre ses connaissances par l’enseignement puisqu’il a donné plusieurs cours en généalogie dans diverses institutions de la région de Montréal.
La Société des Dix a été fondée en 1935. Elle regroupe aujourd’hui dix praticiens de disciplines différentes, mais relevant toutes de la grande famille des sciences humaines. Ils mettent en commun leurs recherches et leurs travaux pour faire avancer les connaissances sur le Québec et plus largement sur l’Amérique française.
Sources : Société des Dix, Yvan Lamonde, Jocelyne Mathieu et Fernand Harvey

L'historien et généalogiste longueuillois, membre de l'Association Québec-France, régionale Montérégie, s'est intéressé aux premiers arrivants à Montréal. Marcel Fournier a lancé Les premiers Montréalistes 1642-1643.
Le lancement de l'ouvrage a eu lieu le 15 mai dernier par la Commission franco-québécoise sur les lieux de la mémoire communs (CFQLMC) et le Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal.
Ce livre qui est destiné à un grand public est disponible à la librairie Alire de la Place Longueuil au coût de 27$.
Photo: Diane Lapointe
Le 8 juillet 2013
CAROLINE D'ASTOUS
La Presse
Une page d'histoire vient de s'envoler en fumée à Lac-Mégantic avec la tragédie ferroviaire. Un désastre pour le patrimoine historique de la région, qui faisait la joie des touristes, raconte un historien.«Je n'ai aucune idée comment une ville peut se relever après un désastre aussi important. À Lac-Mégantic, il y avait plusieurs anciennes maisons en bois dans le centre-ville, comme on les construisait à l'époque. On ne peut pas reconstituer ni reconstruire de tels bâtiments fidèles à l'esprit de l'époque», explique Marcel Fournier, historien et écrivain.Les archives et la documentation de la ville se sont également envolées en fumée avec l'incendie de la bibliothèque municipale. Une tragédie pour la mémoire historique de Lac-Mégantic, souligne l'historien.«Le patrimoine familial des familles s'est également envolé en fumée avec l'incendie des maisons dans le centre-ville», précise-t-il.Le brasier du centre-ville a également détruit les bureaux de la municipalité régionale de comté, de même que ceux du journal local L'Écho de Frontenac, implanté dans la région depuis 1929.«Les touristes venaient à Mégantic entre autres parce que le paysage était agréable et que la région offre plusieurs circuits touristiques», conclut l'historien. Marcel Fournier a écrit un livre intitulé La colonie nantaise de Lac-Mégantic.





